Industrie

Water quality biomonitoring

L’industrie et l’eau : les enjeux

Les industriels français sont de plus en plus conscients des risques qu’une mauvaise gestion de l’eau peut faire peser sur leurs activités, leurs résultats et leur image. Economiser l’eau et préserver la qualité de la ressource permet de pouvoir maintenir le développement économique de l’industrie, tout en limitant son impact sur l’environnement. L’usage de l’eau est ainsi un indicateur de performance.

Enjeux réglementaires

La conformité réglementaire est un indicateur de performance essentiel. L’industriel doit respecter les normes de rejet définies par arrêté préfectoral. Il est soumis, en la matière, à un suivi très strict de la part de l’administration. Le non-respect de ces seuils donne lieu, dans tous les cas, au versement d’une redevance pollution parfois élevée. Et il peut mener à une mise en demeure, voire à une fermeture du site à brève échéance.

Enjeux financiers

Pour les industriels disposant de leur station d’épuration, le traitement des eaux usées  engendre des coûts d’exploitation élevés, liés au pilotage de la station (entretien, maintenance, analyses, gestion des boues… ) et aux ressources nécessaires (temps passé, l’énergie consommée, réactifs de traitement utilisés… 
Ces coûts doivent être optimisés.

Enjeux économiques

L’eau est une ressource souvent vitale dans différents secteurs d’activité. Le changement climatique et la diminution de la ressource peuvent avoir des conséquences graves sur la pérennité des entreprises, en contraignant à des baisses, voire des arrêts complets de l’activité.

Enjeux environnementaux

Réduire l’impact sur l’environnement devient un objectif de plus en plus suivi par les industriels. Les conséquences de pollutions, accidentelles ou non, ont des répercussions en termes de réputation et de pérennité des partenaires financiers.
Au-delà, la préservation de l’environnement est aujourd’hui une nécessité qui s’impose à tous.

La solution ToxMate

Pour vous accompagner dans la réponse à vos enjeux, ToxMate, station de biosurveillance multi-espèces, assure un suivi continu et en temps réel de l’état global des eaux usées.
Les trois espèces d’invertébrés aquatiques présentes dans la station réagissent à une grande variété de micropolluants et constituent des bio-indicateurs fiables et performants de la qualité globale de l’eau.

Détection des micropolluants en temps réel : le suivi en continu de la qualité de vos effluents

Implanté sur site, ToxMate assure un suivi de la charge en micropolluants, en temps réel, 24h/24

Alertes immédiates et service de supervision : une réactivité optimisée pour pallier aux problèmes

En cas de détection de la présence de micropolluants, une alerte en ligne est déclenchée auprès du gestionnaire de site et un contact téléphonique est établi par le service de supervision ViewPoint.
Grâce au suivi en temps réel délivré par ToxMate, vous disposez d’un outil d’alerte précoce, permettant d’ajuster vos actions rapidement.

Accompagnement dans le pilotage de votre station d’épuration : une gestion optimisée de vos coûts d’exploitation

Les données collectées servent à l’identification d’épisodes de contaminations chimiques récurrents et à un meilleur pilotage des traitements.
Les process générant des augmentations de charge peuvent ainsi être mis en évidence et améliorés.
L’optimisation des traitements génère une réduction des coûts.

Expérience Client

« ToxMate a contribué à l’obtention de notre autorisation de pompage, à titre dérogatoire, puisque nous nous assurons de la bonne qualité de nos eaux de rejets, qui représentent 70% du volume, avant retour dans le milieu naturel. »

Jean-Michel Bertrand, PDG
Teintures et Impressions de Lyon

L’industrie et l’eau

carte prélèvements d'eau par les industries en 2019

Usages de l’eau dans l’industrie

L’eau est utilisée dans une grande variété de secteurs et de procédés, expliquant un paysage industriel historiquement localisé dans les vallées des grands fleuves.
Hors production électrique, 2,4 milliards de md’eau ont été prélevés en 2019 pour un usage industriel.
Le secteur de la chimie est le plus gourmand en eau, suivi par l’industrie papetière et l’agroalimentaire.

L’utilisation de l’eau pour les activités industrielles peut impacter le niveau des ressources en eau ou la qualité des milieux recevant les rejets d’eaux usées. L’application de bonnes pratiques participe à la prévention de ces impacts potentiels, qui justifient par ailleurs l’existence d’une réglementation spécifique aux utilisations industrielles de l’eau.

La réglementation

La réglementation vise à protéger les ressources en eau et les milieux aquatiques. Elle encadre les prélèvements en eaux souterraines et de surface, ainsi que les rejets dans l’environnement naturel.
Toute entreprise est responsable d’un point de vue environnemental et sa responsabilité peut être engagée si elle porte atteinte à l’état écologique chimique ou quantitatif des eaux. 

Une entreprise doit ainsi gérer l’eau d’un point de vue quantitatif et qualitatif.

LA REGLEMENTATION DES PRÉLÈVEMENTS 

Sur l’aspect quantitatif, une entreprise ne peut pas :
– prélever de l’eau du milieu naturel sans autorisation ou déclaration administrative préalable ;
– produire et distribuer une eau destinée à la consommation humaine sans autorisation préfectorale préalable ;
– mettre un dispositif de prélèvement qui gênerait la circulation des espaces aquatiques, et empêcherait la permanence de vie.

Les prélèvements en eau sont soumis à autorisation ou déclaration en fonction des volumes prélevés sur la ressource. (Articles L214-1 à L214-6 du code de l’environnement)

Les différents seuils sont explicités dans l’article R 214-1 du code de l’environnement.

En cas de sécheresse, des mesures temporaires d’encadrement des usages de l’eau peuvent être prises par arrêté préfectoral.

Ces mesures peuvent aller de la limitation à l’interdiction des prélèvements.

LA REGLEMENTATION SUR LES REJETS

Sur l’aspect qualitatif, l’industriel doit connaître la qualité de ses rejets. Les eaux usées peuvent en effet, dans certains cas, être écotoxiques et endommager la vie aquatique. Un milieu aquatique pollué peut aussi représenter un danger sanitaire pour l’homme.
Tout déversement d’eaux usées autres que domestiques dans le réseau public de collecte doit préalablement être autorisé (Article L1331-10 du code de la santé publique)


Plusieurs dispositifs encadrent les rejets d’eaux usées industrielles :

la RSDE (Rejets de Substances Dangereuses dans l’Eau)

– la réglementation applicable aux ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement)

LES REDEVANCES SUR LES PRELEVEMENTS

Ces redevances visent à prendre en compte les coûts supportés par l’environnement dus au prélèvement des ressources en eau.
Une redevance est due lorsque le volume prélevé est supérieur à 7 000 m3 par an.

LES REDEVANCES SUR LES REJETS POLLUANTS

Ces redevances sont collectées auprès des industriels qui  altèrent la qualité de l’eau selon le principe du pollueur-payeur. Les acteurs sont ainsi incités à réduire leurs rejets de polluants pour diminuer le montant de leurs redevances.